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LA PRÉVENTION QUÉZACO ?

dimanche 30 novembre 2025, par CGT Éduc’action 76

Au lendemain de la journée internationale des droits de l’enfant, est-il enfin envisagé de respecter ses droits ?
Depuis plusieurs années déjà, le terme « PRÉVENTION » a disparu de tout le dispositif départemental d’accompagnement social, il n’apparait même plus dans les mesures éducatives.
Est-ce parce qu’il fait peur ? parce que ses effets positifs ne sont pas quantifiables immédiatement ? parce que tous les dispositifs ont été abandonnés au fil des années au profit d’un « curatif » inefficace et couteux ?
Nous avons quelques éléments de réponse ….

  • Prévenir c’est « guérir », c’est donc, entre autres :
  • Accompagner les familles dans leurs difficultés dès les premiers signes de dégradation de leur quotidien
  • Mettre en place des mesures administratives dès les besoins identifiés, sans délai de prise en charge supérieur à un mois, pour aider les usagers dans leurs démarches, les aider à gérer les difficultés de la vie (éducation des enfants, aides budgétaires, travail, logement…), proposer des suivis psychologiques et/ou psychiatriques en cas de besoin et de façon systématique sans délais en cas de dénonciation de violences, notamment sexuelles, par des enfants ou des adultes vulnérables orienter vers des partenaires…
  • Permettre un vrai suivi pluridisciplinaire des usagers, avec des personnels qualifiés, sur le long terme avec des « revoyures » automatiques
  • Remettre en place des équipes d’éducateurs de rue
  • Éviter l’épuisement des professionnels qui ne cessent de réévaluer les situations, l’embolie du système, la perte de sens …

Les constats sont là mais à quel point de rupture le Département va-t-il réagir ? va-t-il prendre de vraies mesures pour stopper ces situations brutales et indignes ?

  • Enfants en danger dans les structures, ruptures de parcours, …
  • Exposition des enfants à tous les risques : prostitution, drogue, …
  • Mesures non exécutées…abandon des jeunes majeurs sortant de l’ASE
  • Mineurs non accompagnés dans des hébergements indignes sans suivi éducatif ni scolarisation
  • Burns out, turn over des professionnels et problèmes de recrutement

Alors chiche : le département de Seine-Maritime ressort enfin la prévention, qu’on pensait rangée au musée des bonnes intentions… Qui sait, peut-être que cette fois, elle servira vraiment — parce qu’à force, on allait finir par croire que leur méthode maison, c’était : on improvise, et on croise les doigts très fort. 
Parce que le placement d’un enfant doit être le dernier recours, pourquoi ne pas se donner les moyens de ne plus provoquer des ruptures, des traumas indélébiles chez les enfants et leurs familles et l’usure des professionnels.