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28 SEPTEMBRE 2025 JOURNÉE MONDIALE POUR LE DROIT À L’AVORTEMENT
vendredi 12 septembre 2025, par
IL Y A 50 ANS, GRÂCE À LA LUTTE DES FEMMES POUR LE DROIT À DISPOSER DE LEUR CORPS, PORTÉE AVEC COURAGE ET CONVICTION À L’ASSEMBLÉE NATIONALE PAR SIMONE VEIL, L’AVORTEMENT A ÉTÉ DÉPÉNALISÉ ET N’EST DONC PLUS SANCTIONNÉ PAR LA LOI.
Depuis, c’est l’entrave à l’accès à l’avortement qui est devenue un délit. Le remboursement de l’avortement par l’Assurance maladie pour les femmes majeures est passé à 100 %, les mineures étant dispensées d’avance de frais. La notion de « détresse » a été supprimée de la loi et le délai légal pour avorter est passé de 10 à 12 puis 14 semaines. Après un vote du Sénat le 4 mars 2024, la liberté d’accès à l’IVG est entrée dans la Constitution le 8 mars 2024. Avancée majeure pour les droits des femmes et signal fort adressé à l’extrême droite, cette grande victoire féministe n’est pourtant qu’une étape.
En effet, la CGT continue de revendiquer l’inscription dans la Constitution du « droit » à l’IVG, plus contraignant et protecteur, car assorti d’obligations en termes d’accessibilité et d’effectivité. Cinquante ans après la loi Veil, l’accès à l’avortement n’est pas une réalité pour toutes les femmes.
Aujourd’hui, derrière l’unanimisme de façade autour du droit à l’avortement en France, il reste beaucoup à faire pour que toutes les femmes puissent effectivement exercer ce droit. Nombre d’obstacles demeurent, voire se renforcent : fermetures de centres d’IVG (130 en 15 ans), désinformation orchestrée sur Internet par les opposants anti-choix… d’autant que le jour de carence s’applique à un arrêt maladie pour IVG. Avorter signifie donc perdre un jour de salaire.
La CGT revendique un accès réel à l’IVG, actuellement empêché par un manque criant de praticien·nes et la fermeture progressive des centres pratiquant l’IVG. Alors que les mesures d’austérité touchent de plein fouet les services publics, la CGT s’inquiète des difficultés auxquelles les femmes sont confrontées pour accéder à leurs droits.
La CGT exige la mise en œuvre effective des 3 séances annuelles d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS) dans le public et le privé sous contrat, comme le stipule la loi de 2001, qui garantissent une information objective et scientifique. Elle s’alarme du devenir de cet enseignement, objet, il y a quelques semaines encore, d’une recrudescence des attaques des droites extrêmes et de campagnes de désinformation extrêmement virulentes.
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CGT Éducation 76