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Après le 31 mars, construisons une mobilisation déterminée de toute l’éducation
mardi 31 mars 2026, par
Une bonne mobilisation le 31 mars, contre les fermetures de classes et les suppressions de postes : 500 manifestants à Rouen et 200 au Havre, plusieurs écoles fermées.
Une nouvelle fois, le gouvernement choisit de sacrifier l’éducation en supprimant des postes et en ôtant des moyens à de nombreux établissements.
Dans le premier degré ce sont près de 70 classes supprimées pour moins de 30 ouvertures dans le département avec de véritables saignées dans certains secteurs : 6 fermetures à Elbeuf, 8 fermetures à Lillebonne, 7 au Havre nord et 6 à Montivilliers. Pas mieux dans le reste de l’académie : 66 fermetures dans le primaire dans l’Eure. Et dans l’Orne les 55 collèges doivent essuyer une suppression de 27 postes.
En Seine-Maritime, 24 postes seront supprimés dans les collèges, 13 dans le 1er degré et 25 postes dans les lycées normands.
L’argument de la baisse démographique n’est qu’un prétexte : afin de maintenir des dizaines de milliards d’euros de cadeaux aux grands groupes capitalistes et aux actionnaires, Macron et Lecornu refusent de donner les moyens nécessaires pour enseigner dans des conditions correctes. Et toutes les classes vont être peu à peu remplies à 30 élèves dans les écoles et collèges hors REP et maintenues à 35 au lycée. La France détient d’ores et déjà le triste record entre autres des classes surchargées.
Les audiences se multiplient à la DSDEN et au Rectorat. On y répond aux collègues qu’il faut attendre toutes les remontées des demandes avant d’espérer obtenir quelques miettes. Les promesses institutionnelles n’engagent que ceux qui y croient... Dans ce paysage sinistré, des quelques luttes sont pourtant victorieuses : les collègues du lycée Schumann Perret au Havre ont fait trois jours de mobilisations et ont obtenu dès à présent une dotation de 19h pour le LGT permettant de garder un poste et le dédoublement des classes de STI2D et STMG prévues à 36 élèves. Il est cependant à déplorer que la partie lycée professionnel n’ait pas reçu des moyens à hauteurs des besoins à ce jour.
Ceci montre bien qu’il ne faut pas attendre le bon vouloir des instances dirigeantes mais entrer dans la lutte, et non pas de manière isolée.
Le seul moyen pour obtenir ce dont on a besoin, c’est de s’organiser collectivement dans un mouvement de grève, pas seulement pour quelques heures de plus de DHG mais pour un véritable plan d’urgence pour l’éducation, pour des embauches massives d’enseignants, d’administratifs, de techniciens, d’AED, d’AESH, d’infirmier(es) de psychologues scolaires …
Cette journée de grève du 31 mars montre notre opposition à la politique d’austérité, permet et de faire converger les mobilisations qui ont déjà cours. Mais c’est maintenant dans tous les secteurs, dans toutes les écoles et dans tous les établissements qu’il faut se poser la question des suites de la mobilisation, avec comme nouvelle étape d’enchaîner 2 ou 3 jours de grève.
Cela nous donnerait le temps de nous réunir et de discuter collectivement en AG de grévistes, de construire les actions et d’aller à la rencontre des collègues et des salariés des autres secteurs. C’est ainsi que le secteur de l’éducation se fera entendre, ripostera efficacement aux attaques gouvernementales et sera en mesure de gagner des moyens à la hauteur des besoins.
Notre service public d’éducation est à l’os ; ceci est désormais visible aux yeux de tous. Les choix budgétaires du gouvernement sont majoritairement refusés par la population. Ce gouvernement est fragile ; c’est le moment de construire une mobilisation déterminée de toute l’Éducation pour gagner sur nos revendications vitales.
CGT Éducation 76